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En vivre...

Le métier des lettres est tout de même le seul où on puisse sans ridicule ne pas gagner d’argent constatait Jules Renard.
Jules Renard est mort le 22 mai 1910.
L’exigence de vivre décemment de ses écrits est toujours déplacée. Editeurs, distributeurs, libraires, bouquinistes, imprimeurs, attachées de presse en vivent mais l’auteur est prié de confectionner des best-sellers, au moins 200 000 ventes annuelles, s’il veut en vivre.

Alors que 1000 exemplaires vendus à 18 euros, desquels on soustrait les frais d’impression, donnent 15 000 euros. Avec 100 000 francs français, l’écrivain (non mondain) tient facilement son année. Peut continuer.
Tout auteur vendant 1000 exemplaires est en droit d’essayer de trouver une solution pour en vivre.
En vivre avec 1000 exemplaires ! Mais c’est de la folie mon cher monsieur ! Olivier Bétourné, des éditions Fayard, déclarait au Nouvel observateur du 21 août 2003 :
« Si nous ne vendons que 1000 exemplaires d’un roman, nous perdons 5000 euros ».

Toute la différence entre l’édition industrielle et l’édition artisanale.
En vivre est une légitime exigence de l’écrivain. Le gâteau à se partager étant le plus souvent restreint, l’écrivain devra conserver au maximum l’argent généré par ses créations.
Et si possible, trouver, inventer, d’autres ressources, des droits dérivés. Internet est une chance.
Eprouver des réticences vis-à-vis de la publicité est compréhensible mais l’utiliser est raisonnable. Utiliser et non s’agenouiller. Des publicitaires désactivent de leur campagne les sites au « contenu non aseptisé »... ce n’est pas grave !
Quelques livres

« Il a été tiré de ce livre quarante exemplaires sur vélin pur fil Lafuma des papeteries Navarre »...
L’indication d’un faible tirage de collection est fréquent... un jour, en entête des copies numériques, il sera spécifié : « il a été imprimé deux cents exemplaires papier de ce livre, dont quatre déposés à la Bibliothèque Nationale et un au ministère de l’intérieur dans le cadre du dépôt légal. »


Le dépôt légal « version numérique » sera un jour reconnu. Il suffira d’envoyer un texte à un serveur officiel dont les données seront sécurisées... le dépôt deviendra même plus fiable...
Certes, ça se dit peu, mais le dépôt légal disparaît parfois... La BNF est une passoire !
Certes, c’est encore raisonnable !... sur 35 millions « d'objets », quinze millions d'imprimés et vingt millions de documents spécialisés... 30 000 ouvrages sont absents...

Un rapport, La sûreté des collections, établi en septembre 2004 par Jean-Noël Jeannerey, président de la BNF, reconnaît les trente mille absences... Principalement des ouvrages des XIXème et XXème siècles. Dont 1183 documents du coeur précieux de la bibliothèque.

Vive le numérique ! Le numérique se copie... et la notion de vol n’englobe plus la disparition du document. Certes, une version numérique peut se détruire... comme un livre brûler... Mais il est plus facile de sécuriser une pièce contenant des milliers de disques durs qu’une passoire poussiéreuse.


Censure

Un éditeur, propriété d’un groupe très diversifié. Un groupe très lié à l’Etat, dont les commandes dépassent largement le chiffre d’affaire du compartiment édition.
Qui peut croire en l’indépendance du type dont la casquette arbore, en plus du logo de ce grand groupe, l’intitulé « chef du domaine papiers reliés en bouquins » ? L’intitulé, je le reconnais, est souvent nettement plus dithyrambique.
Si le chef est sous dépendance, que dire des petits auteurs ? Ils remercieront, naturellement, car le groupe possède aussi des médias influents qui assureront sa promotion.
Le grand groupe aura ses artistes scandaleux... mais dans certains créneaux !... Il est des sujets à ne pas aborder, mesdames messieurs... Le sexe oui, les armes non. Reprenez plutôt une coupe de champagne, cher(e) ami(e)... je vous ai réservé une chambre dans le meilleur hôtel de la ville...

Cinq ans dans un bureau

Je me sentais différent. Sans trouver les mots pour décrire cette différence. Se sentir différent est classique au sortir de l’adolescence !... C’est aussi une des causes du choix des entreprises de laisser « les jeunes » en formation universitaire le plus longtemps possible.
Il vaut mieux, pour une entreprise où la majorité de l’encadrement a dépassé la cinquantaine, éviter d’embaucher du sang trop frais. La véritable entrée dans l’entreprise sera donc trente ans ! Ainsi, le cuir aura eu le temps de se tanner !
Mais j’avais vingt ans à mon arrivée au service informatique de Groupama Assurances Arras. 1988.
J’étais le plus jeune ! Mais je ne considérais pas cette différence comme une question d’âge... je savais bien qu’il valait mieux un jour avoir leur âge !...
Alors qu’à trente ans, le malaise, je l’aurais sûrement attribué à la différence d’âge.
Je les ai observés, résignés à leur sort. Ils ronronnaient devant leurs dossiers, ronchonnaient dès qu’une oreille disponible approchait, maugréaient, bougonnaient mais continuaient et continueraient jusqu’à la fin, la retraite.
Ils avaient bien des colères, contre « les injustices », mais s’y complaisaient, dans ce rôle de « victime », victimette tellement bien payée par rapport à la valeur effective, à l’intérêt pour la planète de leur travail. Les vacances, l’alcool, les « petites histoires » leur servaient de béquilles. Pas d’euphorie mais suffisamment en état pour continuer. L’alcool restait à dose raisonnable (quelques exceptions quand même !).

La plupart du temps, je me taisais. Aucun état d’âme apparent. Un directeur informatique me décrit « stoïque ». Il était fier de ce terme !
Mais je savais : continuer était impossible. Continuer, c’était devenir comme eux. L’emploi façonne le cerveau, certaines connexions inutilisées s’éclipsent.

Ball-trap et salon du livre

Certains organisent un ball-trap, d’autres un vide-grenier, d’autres un salon du livre : animations en milieu rural.
Mais l’écrivain n’est pas au service des municipalités ! Certes, il s’en trouve toujours. J’ai souvent donné !... Mais stop, ça se voit trop, qu’ils pensent moins aux livres qu’à leur comité des fêtes, à leur notoriété locale avec photo dans le bulletin municipal ou / et dans le torchon du coin.
Boycott des salons du livre !
Mais tu vas les vendre où, tes livres ? Déjà que la dépêche du midi ne parle jamais de toi !
Envoyer un livre au torchon du midi... non... ce serait au dessus de mes forces ! Je ne m’intéresse pas au rugby ni aux cérémonies des notables.
Quant aux ventes ? Internet est sûrement la solution...

Réactions

Ne vous inquiétez pas des réactions !
Les intérêts sont... divergents. C’est compréhensible : les éditeurs, les libraires, les distributeurs, satisfaits du système actuel où ils vivent du travail des écrivains, vont lutter pour « que ça dure le plus longtemps possible ».
Les politiques, conformément à leurs habitudes, préfèrent des « interlocuteurs stables, installés, institutionnels ». Entre mondains, on passe... les fonds publics...
C’est inévitable : les journalistes continuent à ronronner, recopier les « dossiers de presse » en guise d’articles, revendre les livres « service de presse » au bouquiniste du coin... Grande nouveauté dans leur métier : la possibilité d’écouler les stocks sur internet !
Comme l’écrit Daniel Carton dans « bien entendu... c’est off » : la presse est aujourd’hui en France moralement sinistrée, mais comme ils me disent tous « il faut bien bouffer ».

Des intérêts divergents et des écrivains aimantés par les paillettes, la lumière braquée sur les lauréats des grands jeux du mât de cocagne, où ça glisse, ça glisse...
On tient les auteurs avec si peu !

Mais quelques écrivains, quelques journalistes, peut-être quelques politiques, peuvent rejoindre une autre voie... Le « basculement » s’effectuera « un jour »...


Un éditeur... légitime ?

Dans l’édition, faut avoir un patron, sinon t’es un couillon d’écrivaillon... Mais l’éditeur, sa légitimité, d’où lui vient-elle ?
Jean-Paul BERTRAND était le patron des Editions du Rocher, alors éditeur indépendant publiant 250 livres par an. Il publiait, « dernier appel avant fermeture » aux Belles Lettres, de la poésie. Monsieur tient sa légitimité de sa poésie ?

Didier Jacob signait dans le Nouvel observateur du 26 juin 2002, un article infirmant cette hypothèse. Je cite : « c’est un chapelet de sottises endimanchées, écrites par un Nucingen qui se prendrait pour Rimbaud ».

Quelle légitimité ont les éditeurs dans leur prétendue noble mission de sélection des oeuvres dignes d’être publiées ?
Gide, du temps de la NRF, était réputé pour fermer la porte à tout écrivain susceptible de lui faire de l’ombre. Ainsi Marcel Proust fut refusé.

Il serait plus simple de reconnaître : un éditeur cherche des auteurs pour faire vivre son entreprise. Ce ne serait même pas déshonorant !

Attention : un auteur refusé par les éditeurs aurait tort de se draper dans les refus pour se prétendre écrivain ! Etre refusé n’est pas un signe de qualité !
Et si, tout simplement, « être légitimé », c’était du marketing. L’écrivain écrit. Après... advienne que pourra ! (comme conclurait Zola).

De Socrate au blog

Socrate parlait. Auditoire forcément limité. Sa voix fut suffisamment originale pour qu’un tribunal décide de la faire taire, pour que Platon décide de la transmettre.
Et cette voix nous est parvenue.

Communiquer ses pensées ...
Socrate a-t-il rêvé du jour improbable où un penseur pourrait s’adresser à l’ensemble de ses contemporains ?
Ni micro ni radio ni télé, l’écriture encore loin de l’imprimerie...

Socrate aujourd’hui aurait un site internet ! Ou simplement un blog... Mais ne rêvons pas : il s’adresserait toujours à une minorité : les internautes ont beau se prétendre « curieux », ils se ruent sur le blog des « vedettes ». L’écrivain sera toujours moins lu qu’un footballeur ou un chanteur regardé.



Le dernier livre ?

L’impression « c’est le dernier livre » s’impose-t-elle un jour à l’écrivain ?

Ou alors, doit-il considérer chaque livre comme le dernier possible ?
Et alors, à chaque fois, essayer de TOUT DIRE, dire tout ce qu’il considère essentiel ? Mais dans ce cas, il risque... de vouloir trop en dire, donc tout gâcher...
Ou alors, la publication d’un livre n’est qu’un repère ? Un petit caillou déposé sur le chemin ? Et l’essentiel est ailleurs ? Même pour l’écrivain.


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